En route pour les villages Akha

mercredi 23 décembre 2009

Aujourd’hui l’office du tourisme est ouvert, nous passons y jeter un œil avant de quitter la ville.
Toujours déçu de notre départ précipité de phongsaly sans avoir fait de trekking, nous voulons voir ce qui est possible dans la région.
Keo nous accueil et nous confirme qu’il y a possibilité de faire un trek de 2 à 3 jours.
Tout de suite séduit, nous lui demandons s’il est possible de partir sur le champ.
Juste le temps de faire quelques courses … c’est à bord d’un sawngthaew, camion reconverti en véhicule pour passagers avec deux bancs de chaque côté, que nous quittons la ville.

Déposé à environ 40 km de Muang Khua, nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet, notre trek débute par une longue marche au dénivelé impressionnant !
Optimiste comme à l’habitude, nous avons opté pour le trek de 3 jours mais en 2 jours …
En plus de notre paquetage (sacs de couchage, polar, … etc), nous emmenons 12 litres d’eau que Keo et moi-même nous partageons.
Petit break à midi, nous avalons une petite collation 100% Lao … avant de reprendre cette montée qui n’en fini pas !
Au détour d'un chemin nous croisons une bien charmante dame ...


Nous arrivons aux portes de notre premier village Akha, 250 habitants, nous suivons Keo qui se dirige vers la cabane du chef pour demander l’autorisation de traverser son village.

Nous nous asseyons, lui serons la pince, un homme de 40 ans, échangeons quelques mots.
Autour de nous, les femmes s’activent …
Le village nous semble bien désert, nous rencontrons essentiellement des enfants et des personnes âgées. Les hommes sont au champ, quant aux femmes, elles sont de corvée de bois comme chaque jour.



En quittant le village, nous en croisons trois portant derrière le dos un énorme panier rempli de bois.



A notre vue, elles détalent comme des lapins, … nous n’aurons pas plus de chance avec les suivantes.
L’endroit n’est pas touristique, aucune agence de voyage à Muang Khua, seul l’office du tourisme est à même d’organiser des treks. Depuis son ouverture, il y a un peu plus d’un an, Keo est passé 4 fois dans cette région.


Nous continuons notre route et passons dans un second village Akha, même accueil.
Nous ayant vu arrivé, les enfants du village nous attendent.
A la fois curieux et craintifs, à notre approche ils s’enfuient … pour revenir tout aussi vite dès que nous tournons le dos. Les femmes se cachent de crainte d’être photographiées.

Up and Down, nous continuons notre randonnée en direction du village Akha dans lequel nous passerons la nuit.


Arrivé vers 16h30, après 7 heures de marche, se sont une fois de plus les enfants, et tout particulièrement les garçons qui viennent à notre rencontre.
Il s’agit d’un grand village de plus de 400 habitants.




Après s’être présenté à la famille qui nous accueil pour la nuit, nous essayons de profiter du peu de temps qui nous reste pour prendre quelques photos, … peine perdue, à la seule vue de nos appareils tout le monde détales, seuls les cochons et les poules se montrent coopératifs.
Les akhas sont animistes, ils croient qu’en les photographiant, on leur vole leur âme.
Nous déplions les sacs de couchage pendant que Keo prépare le repas.
Le fils ainé de notre hôte dîne avec nous, au menu : poulet, légumes, riz gluant, … etc.
La maison abrite une grande famille, un peu moins de 30 personnes.
Il est presque 20h lorsque nous terminons le repas … seuls dans notre coin, il est bien trop tôt pour se coucher (selon nos habitudes). Ici on se couche comme les poules, enfin … même elles gambadent encore!
Ayant notre e-book, nous saisissons l’occasion pour leur montrer des photos de chez nous.
L’effet est immédiat, les plus curieux s’approchent et s’installent à nos côtés … à mesure que le temps s’écoule, ils sont de plus en plus nombreux.
Mais rien de comparable avec leurs réactions lorsque je mets un film … des chuchotements, des commentaires, des rires, des réactions de surprise, surtout au moment ou apparaît à l’écran un petit garçon noir … à un certain moment, ils seront une douzaine autour de nous.
Même les femmes si discrètes depuis notre arrivée.
Cà nous amène à 21h30 (c’est ça de gagné) … obligé de faire comme tout le monde, on se couche.
Ici impossible de se balader dans le village … il fait bien trop noir !
Nous sommes 29 à dormir dans cette pièce.



Pour l’anecdote : si vous passez par ici, ne cherchez pas les toilettes, à notre demande, la réponse fut : everywhere (partout) !

Nous quittons les Akhas ...

jeudi 24 décembre 2009
La nuit s’est écoulée sans problème.
Dès 3h30 un premier groupe se lève, suivi une heure plus tard d’un second.
Ensuite progressivement les autres suivent … nous en faisons de même vers 6 heure.
Après un petit déjeuner près du feu dans la cuisine, en compagnie d’une partie de la famille, on se remet en route accompagnés des enfants qui se rendent à l’école (à la sortie du village).



Village Khamu

Le parcours est tout aussi montagneux, quelle chance, parfois chouette … ça descend, mais les montées n’en sont que plus dures !
Nous arrivons dans un village Kahmu, un village fantôme, abandonné par ses habitants par manque d’eau.




Le village a été reconstruit un peu plus bas dans la vallée, au milieu d’une végétation luxuriante.



Les premières fatigues se font sentir, la pause de midi vient à point.



Village Thai Dam

Nous faisons une dernière halte avant d'entamer les trois dernères heures de marche ...









Nous arrivons à destination au bout de plus de 7 heures de trek !


De retour à Muang Khua, nous constatons que notre chambre a été louée.
C’est fatigué que nous partons à la recherche d’une autre guesthouse, on a absolument besoin d’une bonne douche !
A 21h00 les ruelles sont désertes, ce n’est pas l’endroit idéal pour le réveillon de Noël.

Muang Khua – Nong Khiaw

vendredi 25 décembre 2009

Joyeux Noël !



Nous embarquons à bord d’un slow boat en compagnie de plusieurs touristes dont un couple d’australien voyageant à vélo avec un bébé de 7 mois (Krystyna : eh oui, tu as bien lu !).


Il semble super content d’autant que tout le monde s’en occupe.

Nous déposons l’essentiel des passagers à Muang Ngoi, un curieux mélange de bout du monde et de villégiature routarde.
Les paysages sont somptueux, géants, extraordinaires … un site naturel particulièrement beau : des collines recouvertes d’une végétation luxuriante.



Nous arrivons à Nong Khiaw au terme de 6 heures de navigation assis sur une étroite planche de bois (20 cm maximum).

Avant même de poser pied à terre, l’endroit nous séduits.

Depuis l’embarcadère, la vue sur le pont enjambant la rivière Nam Ou est splendide.



C’est d’ailleurs sur l’autre versant de la rivière que nous logeons, the Sunrise guesthouse (70.000 kips), ou nous retrouvons Tallen 7 mois, et ses parents (nos australiens parcourant le pays à vélo).


Notre bungalow se trouve au centre ;-)


L’américaine et la canadienne cherchent encore, nous croisons également nos british rencontré quelques jours auparavant à phongsaly, installés depuis quelques jours.
On termine la soirée au resto du Riverside bien noté par le routard … bof, pas exceptionnel du tout.


Obligé de se déchausser, des pantoufles sont mises à la disposition des frileux ... Patricia en profite



Extinction des feux à 22h00, tout ferme … c’est fou !

Nong Khiaw

samedi 26 décembre 2009

Nous partons à pied visiter les grottes calcaires qui servirent de refuge au villageois pendant la guerre d’Indochine. Pourquoi n’a-t-on pas loué des vélos ? … nous renonçons aux chutes.


Des monts rocheux couverts d’une végétation luxuriante sont présents tout autour de nous, c’est tout simplement grandiose. C’est encore plus beau quant vers 13h, le soleil fait son apparition.


Un long pont surplombe la rivière, il relie la partie ancienne du village à la rive gauche, Ban Sop Houne, ou nous logeons.


On décide de se poser pour se détendre et visiter les alentours, l’endroit un superbe.

L’embarcadère et la gare routière se trouvent sur la rive droite. Le village est traversé par un chemin en terre entouré de maisons en bois, des échoppes de bric et de broc, des agences …



C’est ici que nous retrouvons par hasard Michèle, notre américaine venu travailler bénévolement dans la région pour une agence de voyage locale.
Rendez-vous prit pour 19h30 dans un resto indien … chouette soirée.

Nong Khiaw – Luang Prabang

dimanche 27 décembre 2009
Après le petit déjeuner, on se dirige vers la gare routière.
Malgré nos hésitations, nous quittons ce petit bourg pour Luang Prabang (local bus : 35.000 kips p.p.).


Café lao pour Patricia, thé lao pour moi, … le bus ne part qu’une fois plein !
La route un peu cabossée au début s’améliore au fil du temps … nous traçons sur Luang Prabang. Environ 4 heures de route, arrivé à la gare routière nord, nous sautons sur un jumbo (10.000 kips p.p.) direction une guest house repérée précédemment (Nam Sok Guesthouse, 120.000 kips, les prix ont augmentés du fait que nous sommes entre Noël et nouvel an).
Sans trop tarder on loue des vélos pour se rendre à une fête Hmong à quelques km au nord.
Oups ! , nous avons sous estimé le dénivelé ainsi que la distance …
Arrivé sur place, quel spectacle !!!


C’est le dernier jour des festivités célébrant le nouvel an Hmong, c’est également durant cette semaine de fête que les jeunes endimanché (costume traditionnel), tentent des approchent pour trouver leur future épouse.
Garçons et filles, rangés sur deux lignes, se font face.



Face à l’élue de son cœur, le prétendant se lance à l’eau pour la séduire … tout en discutant ils se lancent une petite balle.


Si la balle tombe, c’est bad luck …, s’il y a une ouverture, les jeunes se font la court, puis le garçon chantonne un petit air, ensuite interviennent les parents, … etc.

Fier de porter leur costume traditionnel, c'est avec plaisir qu'ils se laissent prendre en photo.






Les parents suivent la scène d'un oeil plus qu'attentif ...